Chapitre 3: Entre poux

 

 

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    La Charte Familiale Dans I?Islam

     

    Chapitre 3: Entre poux

    Ce Chapitre compos de sept parties, aborde l'pine dorsale de la relation conjugale du dbut la fin, les droits et les devoirs de chaque partie.

    Premire partie: Les antcdents du mariage

    Deuxime partie: Le contrat de mariage

    Troisime partie: Les normes de la relation entre les poux

    Quatrime partie: Les droits et les devoirs conjugaux rciproques

    Cinquime partie: Les droits rciproques entre les parents et les enfants

    Sixime partie: De la polygamie

    Septime partie: De la sparation

    Premire partie:Les antcdents du mariage

    Cette partie compose de quatre articles traite des antcdents du mariage dont les fianailles, sa dfinition et ses effets, l'interdiction de demander la main d'une fiance, l'interdiction de demander la main des femmes interdites de mariage.

    Article (46)

    Dfinition des fianailles

    On entend par fianailles le fait qu'un homme manifeste le dsir de s'attacher une femme et l'assentiment de la femme ainsi que son tuteur, et la fixation d'un dlai pour conclure le contrat de mariage dans l'avenir.

    Cet article a dfini ce qu'on entend par fianailles. Gnralement, les fianailles sont un moyen qui dbouche sur le mariage; dans plusieurs cas de figure le mariage ne se conclut pas sans tre prcd des fianailles. Elles ne sont pas une condition de validit du mariage, le mariage est valide s'il est conclu sans tre prcd des fianailles. Les ulmas ont diverg sur sa sentence, certains sont pour son caractre licite, d'autres penchent pour son caractre recommand. Ils s'appuient tous sur l'acte du Prophte prire et salut sur lui, puisque ce dernier avait demand la main de `Aicha fille d'Abou Bakr qu'Allah soit satisfait des deux; de mme que Hafsa fille de `Omar qu'Allah soit satisfait des deux.[1]

    Abou Homayd a narr que le Messager d'Allah, prire et salut sur lui a dit: Lorsque l'un de vous demande la main d'une femme, il n'y a pas de pch qu'il la regarde, car la demande de la main lui confre ce droit au regard, mme l'insu de la femme.[2]

    Article (47)

    Les effets des fianailles

    Les fianailles ne veulent pas dire mariage ni semblant de mariage, c'est plutt une promesse de mariage entre un homme et une femme. Partant, elles ne confirment pas un droit ni ne rendent licite quelque chose d'illicite. Les fiancs n'ont droit qu'au regard, car par le regard chacun se fait une ide de l'autre. La femme demeure trangre l'homme jusqu' ce que le mariage soit conclu.

    Cet article fait le dpart entre les fianailles et le mariage. C'est le mariage avec ses conditions qui est ce qui fait la diffrence entre le licite et l'illicite dans la relation conjugale du point de vue jouissance, et non les fianailles. Les fianailles reprsentent un antcdent au mariage; partant, le mariage n'a donc pas les mmes consquences que les fianailles.

    Les fianailles n'autorisent que le regard entre l'homme et la femme pour permettre chacun de se faire une ide de l'autre. Al-Moghra ibn Cho`ba a narr qu'il avait demand la main d'une femme, le Prophte, prire et salut sur lui, lui dit: Regarde-la, en vrit le regard est mme d'accrotre les affinits entre vous.[3]

    Djbir ibn `Abd Allah, qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre, a narr que le Messager d'Allah, prire et salut sur lui, a dit: Lorsqu'un de vous demande la main d'une femme, s'il peut regarder ce qui l'incite l'pouser, qu'il le fasse. Il dit: Je demandai la main d'une jeune femme, je me cachais pour la regarder, je finis par voir ce qui m'incita l'pouser et je l'pousai.[4]

    Par ailleurs, la femme demeure trangre l'homme tant que le mariage n'est pas encore conclu.

    Article (48)

    Interdiction de demander la main d'une femme dj fiance un autre homme

    La charia ne permet pas qu'un homme demande la main d'une femme dj fiance un autre homme. De mme, ce dernier ne doit pas obliger la femme ni sa famille annuler les fianailles avec l'autre pour qu'il demande sa main.

    Cet article explique quelques-unes des rgles de biensance des fianailles, savoir: l'interdiction de demander la main d'une femme dj fiance un autre homme; ne pas la contraindre, ni sa famille annuler les fianailles contractes avec un autre pour demander sa main son tour. Cette interdiction a pour but d'annihiler la source de diffrend entre les prtendants. En plus, ce qui est susmentionn est susceptible de nuire au premier prtendant. Cet acte est explicitement interdit par la loi. Le Messager d'Allah, prire et salut sur lui, a dit: . qu'un homme ne demande pas en mariage une femme que son frre a dj demande jusqu' ce qu'il l'pouse ou la laisse.[5]

    `Abd ar-Rahmn ibn Chimssa a narr qu'il a entendu `Oqba ibn `Âmir dire sur le minbar que: Le Messager d'Allah, prire et salut sur lui, a dit: Le croyant est le frre du croyant, il n'est pas permis au croyant de supplanter son frre dans l'achat de quelque marchandise, ni de demander en mariage une femme que son frre a dj demande jusqu' ce qu'il la laisse.[6]

    Ibn `Omar qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre, disait: Le Prophte a interdit que certaines gens parmi vous supplantent les autres dans l'achat de quelque marchandise, qu'un homme demande la main d'une femme dj demande par son frre, sauf si le premier prtendant abandonne la femme ou donne la permission l'autre prtendant de s'y lancer.[7]

    Ces hadiths interdisent les doubles fianailles dans le but de rgler la source de diffrend entre les prtendants. En plus, cet acte est de nature nuire au premier prtendant. Ceci est valable pour celui qui la femme a cd et qui n'a pas donn son feu vert l'autre prtendant. Tant que sa demande a t rejete, la femme n'est pas considre comme une fiance, par consquent n'importe qui peut demander sa main tant qu'elle a rejet la premire demande.

    Les fianailles ont plusieurs autres sentences dtailles dans les ouvrages de rfrence en jurisprudence.

    Article (49)

    Interdiction de demander la main des femmes dont le mariage est absolument prohib

    Il n'est pas permis de demander la main d'une femme dont le mariage est prohib perptuit, soit par le lien familial, le lien d'alliance ou le lien d'allaitement; ou bien celle dont le mariage est momentanment prohib, sauf aprs la disparition du motif de la prohibition. Par ailleurs, il est interdit de demander la main d'une femme qui observe le dlai de viduit d'un divorce rvocable, par dclaration ou par allusion sauf aprs expiration de ce dlai. De mme, il est interdit de demander la main d'une femme pendant le dlai de viduit d'un divorce irrvocable ou le dlai de viduit aprs le dcs de l'poux, sauf si cela se fait par allusion et non par dclaration. Par ailleurs, on ne demande pas la main d'une femme polythiste sauf si elle se convertit l'Islam.

    Cet article parle des femmes dont il est interdit de demander la main:

    * L'interdiction perptuit

    Parmi ces femmes, il existe celles qui sont interdites perptuit pour cause de lien de parent, d'alliance ou d'allaitement. Ces femmes sont mentionnes dans le verset suivant: Et n'pousez pas les femmes que vos pres ont pouses, exception faite pour le pass. C'est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite ! Vous sont interdites vos mres, filles, sours, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d'un frre et filles d'une sour, mres qui vous ont allaits, sours de lait, mres de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consomm le mariage; si le mariage n'a pas t consomm, ceci n'est pas un pch de votre part; les femmes de vos fils ns de vos reins; de mme que deux sours runies - exception faite pour le pass. Car vraiment Allah est Pardonneur et Misricordieux; (An-Niss': 22-23)

    " ` "[: 22-23].

    La mre est toute femelle qui vous a mis au monde, elle englobe la mre, sa mre, sa grand-mre, la mre du pre et sa grand-mre mme si elle se trouve un degr lev dans la gnalogie.

    La fille est toute femelle qu'on a mise au monde, sa descendance est rattache soi par la naissance un seul degr ou plusieurs degrs. Elle englobe la fille issue des reins d'un homme ainsi que ses petites-filles.

    La sour est toute femelle partageant les mmes racines que toi (issue d'un mme pre et d'une mme mre) ou partageant une seule racine avec toi.

    La tante paternelle est toute femelle qui partage ses racines ou l'une de ses racines avec ton pre ou ton grand-pre. La tante paternelle peut se retrouver du ct de la mre, c'est la sour de ton grand-pre maternel.

    La tante maternelle est toute femelle partageant ses racines ou l'une de ses racines avec ta mre. Elle peut se retrouver du ct du pre, c'est la sour de ta grand-mre paternelle.

    La nice est toute femelle mise au monde par ton frre ou ta sour.

    La fille de l'pouse: Elle est interdite parce qu'on a eu des rapports charnels avec sa mre, pas parce qu'on a pous sa mre. Si l'on rpudie la mre sans avoir eu des rapports charnels avec elle, il est permis d'pouser sa fille.

    L'pouse du pre et la belle-fille: Elles sont interdites pour cause de contrat conclu par le pre ou le fils, mme s'ils les rpudient sans avoir eu des rapports charnels avec elles.

    La belle-mre: Les avis sont divergents sur son interdiction; est-elle due au contrat de mariage conclu avec sa fille ou cause des rapports charnels avec cette dernire? Le premier avis est vraisemblable.

    Lorsque toutes ces femmes remplissent les conditions de la prohibition du mariage avec elles, il n'est pas permis perptuit de demander leur main, et ce vu l'interdiction de les pouser l'origine. Les fianailles tant un antcdent au mariage, si le mariage est interdit, ce qui y mne est interdit aussi.

    Nous avons dj abord la sagesse que revt l'interdiction du mariage des femmes dites Mahram au Chapitre 15 de la quatrime partie du Chapitre premier.

    * L'interdiction temporaire

    Il est galement interdit de demander la main des femmes qui sont momentanment interdites de mariage, sauf aprs la disparition du motif de l'interdiction. Ces femmes sont:

    - La belle-sour tant que sa sour est votre pouse. Allah exalt soit-Il a dit: de mme que deux sours runies - exception faite pour le pass. (An-Niss': 23)

    " "[: 23].

    Si la femme dcde ou est rpudie, il est permis de demander la main de sa sour. La sagesse de l'interdiction de runir deux sours est la sauvegarde des liens familiaux de la rupture. Il est de la nature des copouses de se jalouser et se distancer, runir deux soeurs sous un mme toit entranerait la rupture entre elles.

    - La tante paternelle ou maternelle de la femme, et inversement. On ne doit pas runir sous un mme toit une tante paternelle ou maternelle avec sa nice. Abou Horayra, qu'Allah soit satisfait de lui, a narr que le Messager d'Allah, prire et salut sur lui, a dit: Il est strictement interdit de se lier par le mariage avec une femme et sa tante paternelle ou maternelle en mme temps.[8]

    La sagesse de cette interdiction est ce que nous avons mentionn plus haut au sujet des deux sours. Il est donc interdit de demander la main de l'une quand on est li par le mariage avec l'autre.

    - La femme marie qui est sous la responsabilit de son poux. Dans la loi, on l'appelle al-Mohsana (une dame qui a un mari). Allah exalt soit-Il dit: et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute proprit. Prescription d'Allah sur vous ! A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en dbauchs (An-Niss': 24)

    " "[: 24].

    Si son poux dcde ou bien si elle est rpudie, il est permis de demander sa main et de l'pouser aprs expiration de son dlai de viduit. La sagesse de cette interdiction est le fait de ne pas fouler au pied les droits des autres, de mme la protection de la descendance contre le mlange entre deux hommes. Cela fait partie des objectifs du mariage que nous avons mentionns l'article 18 de la cinquime partie du Chapitre premier.

    - Il est interdit d'pouser une mcrante qui n'est pas chrtienne ou juive, moins qu'elle ne se convertisse l'islam, au christianisme ou au judasme. Allah exalt soit-Il dit: Et n'pousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, mme si elle vous enchante. Et ne donnez pas d'pouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur mme s'il vous enchante. Car ceux-l [les associateurs] invitent au Feu; tandis qu'Allah invite, de part Sa Grce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu'ils se souviennent ! (Al-Baqara: 221)

    " "[: 221].

    Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mcrantes (Al-Momtahana: 10)

    " "[: 10].

    La moralit de cette interdiction est le traage d'une ligne de dmarcation entre les musulmans et les mcrants, la gravit de son influence sur la foi et la faon de penser des enfants.

    La preuve de l'autorisation d'pouser les femmes juives ou chrtiennes est le verset suivant: "Vous sont permises, aujourd'hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr, avec contrat de mariage, non en dbauchs ni en preneurs d'amantes. Et quiconque abjure la foi, alors vaine devient son action, et il sera dans l'au-del, du nombre des perdants. (Al-Mida: 5)

    " "[: 5].

    Cependant, il est dconseill l'unanimit d'pouser une chrtienne ou une juive si elle a la nationalit d'ennemis, car il y a ventualit de rsider avec elle en pays ennemi si on l'pouse. L'enfant peut y grandir en empruntant la morale des non musulmans et en se pliant leurs sentences, et cela est un grand malheur.

    Pour certains ulmas, il est prfrable de n'pouser une chrtienne ou une juive qu'en cas de ncessit.[9] Car l'amour sincre, l'entraide solide et l'assurance sur la religion de l'enfant ne se ralisent que lorsque les poux partagent une mme confession, surtout cette poque o les femmes ont plus d'autorit sur les hommes. En plus, qu'un musulman prenne en charge financirement une musulmane est mieux que de prendre en charge une autre femme qui n'est pas musulmane. [10]

    - La femme qui a t rpudie trois fois par son mari ne peut plus tre demande en mariage par son ex-mari sauf si elle pouse un autre homme. Allah exalt soit-Il dit: Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c'est soit la reprise conformment la biensance, ou la libration avec gentillesse. S'il divorce avec elle (la troisime fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas pous un autre. (Al-Baqara: 229-230)

    " ........ "[: 229-230].

    Il est exig que l'autre poux ait des rapports avec elle et la rpudie son tour. On rapporte de `Orwa ibn Zobayr que `Aicha qu'Allah soit satisfait d'elle, l'pouse du Prophte, lui avait narr que Rif`a al-Qoradh avait irrvocablement rpudi sa femme qui pousa alors `Abd ar-Rahmn ibn az-Zobayr. Un jour elle vint dire au Prophte, prire et salut sur lui: J'tais sous Rif`a, il m'a irrvocablement rpudie, puis j'ai pous `Abd ar-Rahmn ibn az-Zobayr, mais sa verge est pareille une frange de vtement (allusion son impuissance sexuelle). Veux-tu, lui demanda le Prophte en souriant te remarier avec Rif`a? Ce ne sera pas avant que tu aies got du miel de `Ad ar-Rahmn et qu'il n'ait got du tien, c'est--dire aprs la consommation du mariage.[11]

    * La femme observant le dlai de viduit d'une rpudiation rvocable

    Il n'est pas permis de demander sa main, ni par dclaration, ni par insinuation moins que ce ne soit aprs expiration du dlai de viduit; car elle a encore le statut d'pouse, et comme soulign prcdemment, il n'est pas permis de demander la main de la femme d'autrui.

    * La femme qui a perdu son mari et qui observe le dlai de viduit

    Il est permis de demander sa main par insinuation et non par dclaration. Allah exalt soit-Il dit: Ceux des vtres que la mort frappe et qui laissent des pouses : celles-ci doivent observer une priode d'attente de quatre mois et dix jours. Pass ce dlai, on ne vous reprochera pas la faon dont elles disposeront d'elles mmes d'une manire convenable. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion une proposition de mariage, ou d'en garder secrte l'intention. Allah sait que vous allez songer ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrtement sauf leur dire des paroles convenables. Et ne vous dcidez au contrat de mariage qu' l'expiration du dlai prescrit. Et sachez qu'Allah sait ce qu'il y a dans vos mes. Prenez donc garde Lui, et sachez aussi qu'Allah est Pardonneur et Plein de mansutude. (Al-Baqara: 234-235).

    " " [: 234 - 235].

    * Les dtails sur la femme qui observe un dlai de viduit aprs un divorce irrvocable se prsentent comme suit:

    - D'aprs les hanbalites, on doit insinuer la demande de la main d'une femme qui observe le dlai de viduit aprs un divorce irrvocable. La charte a fait sienne cette option.

    - La femme qui observe le dlai de viduit d'un divorce irrvocable non dfinitif, comme celle qui a fait usage du Khol` ou celle qui est rvocablement rpudie, puis n'est pas reprise par son mari aprs expiration du dlai de viduit, la sparation pour absence de l'poux ou pour son dnuement etc., son mari doit demander sa main par dclaration ou par insinuation, car l'pouser est licite quand elle observe le dlai de viduit. Pour le mari, la femme est comme celle qui n'observe pas de dlai de viduit. Mais quand ce n'est pas son pouse, seule l'insinuation lui est permise. Cet avis est celui de la majorit des ulmas, c'est pour lui qu'opte la charte.

    Le sens de la dclaration et de l'insinuation

    L'insinuation est le contraire de la dclaration. Elle consiste parler en parabole. On peut dire par exemple une femme: Tu es une femme vertueuse, ou mon plus grand besoin se trouve chez les femmes. Ce que le Prophte, prire et salut sur lui, dit Ftima bint Qays lorsque son mari la rpudia irrvocablement relve de l'insinuation: Informe-moi quand tu seras dsacralise. Puis il demanda sa main pour Ossma ibn Zayd.[12] Dans une autre variante: Ne nous fais pas manquer ton corps[13] Ne nous devance pas avec ton corps.[14]

    Dans ce mme ordre d'ides, Ibn `Abbs, qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre, a dit dans son commentaire du verset: Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion une proposition de mariage Il s'agit de dire: Je veux me marier, j'aurais aim qu'il me ft ais d'pouser une femme vertueuse. [15]

    `Abd ar-Rahmn ibn al-Qssim a narr d'aprs son pre qu'il disait propos de ce verset:Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion une proposition de mariage, ou d'en garder secrte l'intention. Allah sait que vous allez songer ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrtement sauf leur dire des paroles convenables On entend par cela qu'un homme dise une femme qui observe le dlai de viduit aprs le dcs de son mari: Tu es noble mes yeux, je te dsire, mais c'est Allah qui te comblera de bienfait; ou tout autre parole semblable.[16]

    `At' dit:On doit faire allusion et viter toute dclaration. On doit dire: J'ai un besoin, rjouis-toi, tu es par la grce d'Allah une femme courue. Elle doit dire son tour: Je peux prter une oreille attentive ce que tu dis, mais je ne te promets rien.[17]

    En somme la dclaration de la flamme toutes les femmes observant le dlai de viduit est prohibe, l'allusion est permise la femme qui a perdu son mari et prohibe celle qui est rvocablement rpudie avec divergence de vue sur celle donc la rpudiation est irrvocable.

    Article (50)

    Le renoncement aux fianailles et ses effets

    Il est dtestable selon la charia tout fianc et toute fiance de renoncer aux fianailles sauf pour un intrt lgal, tel qu'un manquement dans la religion de l'un, ou sa morale, ou une dviation dans son comportement, ou pour une chose psychologique qu'il n'est pas ais de supporter. Dans ce cas, on se rfre aux sentences de la charia pour dfinir les droits et les obligations des deux parties lorsque l'une s'engage renoncer.

    Cet article traite de l'une des rgles de biensance des fianailles, savoir qu'il n'est pas permis un fianc ou une fiance de renoncer aux fianailles sauf pour un intrt lgal, tel qu'un manquement survenu dans la religion de l'autre ou sa morale, ou une dviation dans son comportement, ou une chose psychologique qu'il est difficile de supporter. La sentence de ce renoncement est qu'il est dconseill selon la charia, car il y a dans cela un manquement la promesse. Abou Horayra qu'Allah soit satisfait de lui, a narr que le Prophte, prire et salut sur lui, a dit: Trois dfauts caractrisent l'hypocrite: Tenir des propos mensongers, manquer ses promesses et tromper les confiances d'autrui.[18]

    `Abd Allah ibn `Amr a narr que le Prophte, prire et salut sur lui, a dit: Il est quatre dfauts qui lorsqu'ils entachent quelqu'un, le rendent un parfait hypocrite. Celui qui en possde un, est atteint d'une des caractristiques de l'hypocrisie, moins qu'il ne s'en dbarrasse, savoir: Tenir des propos mensongers; trahir ses serments; manquer ses promesses et tre de mauvaise foi au cours des disputes.[19]

    Ibn `Abbs, qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre, a narr que le Prophte, prire et salut sur lui a dit: Ne te dispute pas avec ton frre, ne plaisante pas avec lui, ne lui promets pas quelque chose sans tenir ta promesse. [20]

    Les jurisconsultes sont d'avis que celui qui promet quelque chose quelqu'un -qui n'est pas une chose interdite- doit tenir sa promesse. Cela est-il obligatoire ou recommand? Les avis sont divergents entre l'obligation et la recommandation. La charte opte pour la recommandation et stipule qu'il est dtestable selon la charia.

    La deuxime chose pour laquelle on ne doit pas renoncer cette promesse est la prcaution de ne pas entrer dans la menace de chtiment que le Prophte, prire et salut sur lui a mentionne dans ce hadith rapport par Abou Horayra: Si un homme de bonne foi et de bon caractre demande la main d'une femme des vtres, acceptez sa demande! Sinon vous causerez une discorde sur terre et une grande corruption.

    L'article a mentionn qu'on doit se rfrer aux sentences lgales pour dlimiter les droits et les obligations des deux parties en cas de renoncement de l'une. Les dtails sur ces droits et obligations se trouvent dans les ouvrages de jurisprudence.

    Deuxime partie:Contrat de mariage

    Cette partie compose de quatre articles aborde les facteurs de la russite de la famille, la nature du contrat de mariage par rapport sa sentence, au cas o le mariage est obligatoire, ses conditions de validit, au droit de poser des conditions au moment de la conclusion du contrat. Elle traite aussi de l'allgement des frais de mariage.

    Article (51)

    Les facteurs de la russite du mariage

    La charia a dlimit les critres du mariage russi. Chaque conjoint doit les observer pour l'intrt de la communaut et de la famille en gnral et des enfants en particulier. Parmi ces critres, citons la vraie pit, la bonne moralit, la bonne ducation. À cela s'ajoutent d'autres bonnes qualits. Parmi les facteurs de la russite du mariage, il y a le respect de l'quivalence en matire d'ge, de culture et de milieu social. En plus, les conjoints doivent tre exempts de maladies dangereuses, rpugnantes, contagieuses ou hrditaires.

    Cet article explique les facteurs de la russite d'une famille, par le biais du bon choix de son ou de sa partenaire de vie en respectant les qualits susmentionnes. L'article s'appuie sur plusieurs textes:

    1- Abou Horayra, qu'Allah soit satisfait de lui, a narr que le Prophte, prire et salut sur lui a dit: La femme est demande en mariage pour l'une des quatre qualits suivantes: sa richesse, sa noblesse, sa beaut et sa pit. Choisis la pieuse pour acqurir la flicit.

    2-  `Abd Allah ibn `Amr, qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre, a narr que le Pr

     
     

     

     

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