Chapitre 4 : Les droits et les devoirs de l'enfant en Islam

 

 

: ݿ

 

 

...

 

+15



  • :
    ( + 15 ) !

     

     

     

     
     

    La Charte Familiale Dans I?Islam

     

    Chapitre 4 : Les droits et les devoirs de l'enfant en Islam

    Ce Chapitre aborde les principes essentiels qui rgissent les affaires de l'enfant en Islam. La lgislation et les formalits excutives sont laisses l'apprciation de chaque pays, et ce dans le but de trouver une harmonie entre les articles de la charte et la conjoncture de chaque socit islamique. On a tenu compte dans l'laboration des articles de ce Chapitre[1] qu'ils soient parallles -dans leur contenu et leur disposition- avec les accords internationaux. Cela a pour but de faciliter la comparaison entre la conception islamique de l'enfant et d'autres conceptions.

    Nous avons voulu, dans ce Chapitre, lier les droits de l'enfant ses devoirs, pour mettre l'accent sur le fait que l'ducation de l'enfant doit tre axe sur l'quilibre entre ses droits et ses devoirs, de faon graduelle suivant les tapes de sa croissance, jusqu' ce qu'il atteigne l'tape de la responsabilit accomplie.

    Ce Chapitre renferme tous les droits que possde l'enfant en contrepartie des devoirs sociaux et familiaux, que ce soient des droits lgaux protgs par la justice, ou des droits prescrits par des motifs instinctifs, religieux et sociaux, ainsi que des droits antcdents la formation du fotus.

    Ce Chapitre est compos de sept parties:

    Premire partie: La sollicitude envers l'enfant ds le dbut de la formation de la famille

    Deuxime partie: Les liberts et les droits gnraux de l'humanit

    Troisime partie: Les droits des statuts personnels

    Quatrime partie: Capacit et responsabilit pnales

    Cinquime partie: La bonne ducation et la bonne instruction de l'enfant

    Sixime partie: La protection intgrale

    Septime partie: Le respect des intrts suprmes de l'enfant

    Premire partie: La sollicitude envers l'enfant ds le dbut de la formation de la famille

    Cette partie compose de quatre articles traite de la sollicitude pour l'enfant depuis le dbut de la formation de la famille. Elle se manifeste par la recherche de l'enfant pour protger l'espce humaine, l'assistance intgre depuis l'aube du mariage, enraciner les valeurs humaines chez l'enfant, respecter les critres du mariage russi.

    Article (91)

    La recherche de l'enfant dans le but de prserver l'espce humaine

    1- L'enfant est une richesse divine et une requte naturelle.

    2- La charia incite la procration dans le but de prserver l'espce humaine.

    3- C'est pour cela que la charia interdit la strilisation des hommes et des femmes, l'ablation de l'utrus et l'avortement sans aucune ncessit mdicale. De mme, elle interdit toute voie obstruant la continuit de l'humanit.

    4- Il est du droit de l'enfant de voir le jour par le canal du mariage lgal entre l'homme et la femme.

    Les paragraphes 1 et 2 dmontrent la place de l'enfant dans la conception de la charia ainsi que dans les cours des gens. Ils expliquent la sagesse de l'existence des enfants.

    Les paragraphes 3 et 4 dmontrent les moyens de la protection et de la ralisation de ces objectifs lgaux.

    * Le premier paragraphe s'appuie sur la parole d'Allah exalt soit-Il : A Allah appartient la royaut des cieux et de la terre. Il cre ce qu'Il veut. Il fait don de filles qui Il veut, et don de garons qui Il veut, ou bien Il donne la fois garons et filles; et Il rend strile qui Il veut. Il est certes Omniscient et Omnipotent. (Ach-Chour: 49-50)

    " "[: 49-50].

    Les biens et les enfants sont l'ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes oeuvres qui persistent ont auprs de ton Seigneur une meilleure rcompense et [suscitent] une belle esprance. (Al-Kahf: 46)

    " "[: 46].

    Le saint Coran explique ici que les enfants sont un don divin et que l'amour des enfants est naturel chez l'homme, et fait partie des biens de ce bas monde. Le verset attire aussi l'attention sur le caractre prfrentiel des biens de l'au-del qui n'ont aucune issue que l'ouvre pie dans ce bas monde.

    * Le deuxime paragraphe s'appuie sur la parole d'Allah exalt soit-Il: De la terre Il vous a cr, et Il vous l'a fait peupler (et exploiter) (Houd: 61)

    " "[: 61].

    Le peuplement et l'exploitation de la terre ne se font que par la perptuit de la vie. Ils impliquent ncessairement la perptuit de l'espce humaine et la succession des gnrations. On comprend ds lors l'incitation du Prophte prire et salut sur lui la procration. Ma'qil ibn Yassr qu'Allah soit satisfait de lui a narr qu'un homme vint voir le Prophte et lui dit: J'ai trouv une femme de bonne famille et d'une grande beaut; mais elle n'est pas fconde. Puis-je l'pouser? Non rpondit le Prophte. Puis l'homme revint une seconde fois, puis une troisime fois et la rponse fut la mme. Le Prophte dit alors: pousez les femmes affectueuses et fcondes, je serai fier de votre nombre devant les autres nations le Jour Dernier.

    Suivant une variante narre par Anas ibn Mlik, qu'Allah soit satisfait de lui: Le Messager d'Allah, prire et salut sur lui, ordonnait le mariage et interdisait le clibat avec vhmence. Il dit: pousez les femmes affectueuses et fcondes, je serai fier de votre nombre devant les autres prophtes le Jour Dernier.[2]

    * Le troisime paragraphe renferme deux choses:

    Primo: Il explique une sentence dcisive et coercitive pour la ralisation des objectifs lgaux susmentionns, et ce par l'interdiction de la strilisation des hommes et des femmes, de l'ablation de l'utrus, de l'avortement et de tout ce qui entrave la continuit de l'humanit. Cette interdiction a fait exception du cas de la ncessit mdicale dfini par les experts en la matire.

    Secundo: Exclusion des formes d'homosexualit qu'on appelle tort mariage, que cela ait lieu entre deux hommes ou deux femmes, ou le mariage collectif ainsi que toutes les autres unions que d'aucuns appellent de leurs voux arguant qu'il y a plusieurs formes de mariage.

    L'Islam a prohib toutes ces formes d'union parce qu'elles sont striles et ne dbouchent pas sur la procration pouvant prserver la continuit de l'humanit. Cette prohibition est sous-tendue par plusieurs textes formels qui interdisent la fornication et l'homosexualit, et commandent la protection des parties intimes ainsi que l'honneur. Le saint Coran et la sunna fourmillent de ces textes qui sont connus de tous les musulmans et nous vous faisons grce de les mentionner.

    * Le quatrime paragraphe met l'accent sur le droit qu'a l'enfant de natre d'un mariage normal entre un homme et une femme et non de l'adultre. Ceci est aussi affirm par les lgislations et les religions clestes.

    Cet article n'a pas d'quivalent dans la convention des droits de l'enfant.

    On trouve son semblable dans la dclaration du Caire dnomme (À propos des droits de l'homme en Islam) publie par le sommet islamique de l'anne 1990, dans les paragraphes B et D de l'article 2 de la dclaration qui stipulent que:

    Paragraphe B: Il est interdit de recourir aux moyens qui mnent l'anantissement de l'espce humaine.

    Paragraphe D: Sauvegarder la continuit de la vie humaine jusqu'o Allah voudra est une obligation lgale.

    C'est galement la mme chose l'article 5-A de la mme dclaration, qui stipule que la famille est le fondement sur lequel repose la cration d'une socit, et le mariage est le fondement sur lequel repose la formation d'une famille.

    Article (92)

    L'attention accorde l'enfant ds le dbut du mariage

    1- L'attention qu'accorde la charia l'enfant englobe les tapes suivantes:

    a- Le choix de son ou sa partenaire.

    b- La priode de grossesse et de l'accouchement.

    c- De l'accouchement jusqu' l'atteinte de l'ge de raison (tape de l'enfant impubre).

    d- De l'ge de raison la pubert (tape de l'enfant pubre).

    2- Durant ces tapes, des droits naissent pour l'enfant, en accord avec ces tapes.

    Cet article dlimite les diffrentes tapes que renferme l'assistance que la charia accorde l'enfant, commenant par le choix de l'pouse en passant par les tapes de la grossesse, de l'accouchement, du discernement et de la pubert. Nous allons expliquer cela ainsi que leur autorit comptente islamique dans les articles suivants.

    Le prsent article n'a pas d'quivalent dans la convention des droits de l'enfant. Son article premier se contente de dfinir l'enfant en tant que: Tout homme qui n'a pas dpass dix-huit ans.

    Article (93)

    La famille est la source des valeurs humaines

    La famille est le nid de l'enfant et l'environnement naturel ncessaire son ducation. C'est la premire cole o l'enfant est lev et est ptri de valeurs humaines, morales, spirituelles et religieuses.

    Cet article est fait uniquement pour souligner l'importance de la famille par rapport l'enfant. Le premier verset de la sourate an-Niss' souligne le caractre central de la famille qui se pose comme le noyau de la socit humaine. Allah exalt soit-Il dit: hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a crs d'un seul tre, et a cr de celui-ci sont pouse, et qui de ces deux l a fait rpandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. (An-Niss': 1)

    " "[: 1].

    Il dit aussi: Et c'est Lui qui de l'eau a cr une espce humaine qu'Il unit par les liens de la parent et de l'alliance. Et ton Seigneur demeure Omnipotent. (Al-Forqn: 54)

    " "[: 54].

    Et le Prophte, prire et salut sur lui, d'expliquer l'influence majeure de la famille sur l'enfant en ces termes rapports par Abou Horayra qu'Allah soit satisfait de lui: Tout enfant nat suivant la nature primordiale (l'Islam). Ce sont ses pre et mre qui le rendent juif, chrtien ou mage.[3]

    Face au danger des orientations contemporaines en occident, qui mnent la dislocation de la famille et qui, d'une famille aux multiples liens, biologiques, humains, sentimentaux et sociaux intgrs, ayant des obligations et des devoirs rciproques, en font une famille fonde sur le seul lien biologique, en encourageant les parents au dsengagement vis--vis de leurs obligations envers leurs enfants, l'article a bien voulu expliquer les aspects de l'importance de la famille en Islam par rapport l'enfant. L'Islam veut que l'enfant grandisse au sein d'une famille qui a des liens prolongs qui le protgent, l'assistent et l'duquent. Les sentences contenues dans le saint Coran, la sunna et la jurisprudence islamique, et qui rgulent toutes les affaires de la famille, petites et grandes, constituent une preuve de ce que nous avanons. Il y a aussi les sentences relatives l'hritage, aux dpenses, aux dmes ainsi que plusieurs autres droits et obligations qui transcendent le cadre individuel pour atteindre les membres de la famille.

    Cet article n'a pas d'quivalent dans la convention des droits de l'enfant, qui se contente d'indiquer aux articles 9 et 11 qu'il n'est pas permis de sparer l'enfant de ses parents, et souligne aussi l'importance de runir la famille.

    Article (94)

    Se conformer aux critres d'un mariage russi

    Il est du droit de l'enfant que chacun de ses parents fasse le bon choix de son ou sa partenaire, et qu'il se conforme aux critres du mariage russi dfinis par la charia et stipuls l'article 51 de cette charte.

    Dans la charia, l'enfant jouit de ses droits trs tt et avant mme le mariage des parents. Cela est d au choix que l'un fait de l'autre de la meilleure manire qui soit. Chose qui a naturellement des rpercussions sur l'enfant qui viendra au monde ayant acquis des qualits innes de ses parents. En plus, ces droits lui choient en vertu de l'environnement que ses parents choisissent pour sa naissance et les attentions qu'il va bnficier dans les domaines de la sant, de l'alimentation, de l'ducation et de l'instruction, etc. Or l'enfant sur qui doivent se matrialiser les effets de ce choix n'a personne mme de protger son intrt futur, plus indique que ses parents. C'est pour cela que la charia recommande que chaque poux choisisse bien son partenaire, et qu'il respecte les critres du mariage russi que la charia a dlimits et qui sont mentionns l'article 51 de cette charte. Nous les avons expliqus avec d'amples dtails dans cet article.

    De ce qui prcde, il ressort que les droits de l'enfant existent au sens figur, et matrialisent une valeur morale qui a un impact majeur sur la conscience et le comportement de l'individu dans sa recherche de sa moiti, qui possde des valeurs et des principes qui lui garantissent une progniture pieuse.

    Cet article n'a pas d'quivalent dans la convention des droits de l'enfant.

    Deuxime partie: Les liberts et les droits gnraux de l'humanit

    Cette partie traite travers neuf articles, des liberts et des droits gnraux de l'homme en gnral et de l'enfant en particulier. Elle explique son droit la vie, la survie, la croissance, la commmoration de la naissance du nouveau-n, la protection de son identit. Parmi ses droits galement, il y a l'interdiction de la discrimination entre les enfants, le droit aux soins mdicaux, au traitement avec tendresse, la jouissance du temps lire, la libert de pense et de culte ainsi qu' la libert d'expression.

    Article (95)

    Le droit la vie, la survie, et la croissance

    1- Depuis sa cration l'tat de fotus, l'enfant a droit la vie, la survie et la croissance.

    2- L'avortement est prohib sauf si la vie de la mre est menace, et quand l'avortement est la seule issue pour la sauver.

    3- Il est du droit du fotus de bnficier des soins sanitaires et d'une nutrition convenable travers l'attention accorde la mre enceinte.

    4- Il est gnralement interdit de porter atteinte au fotus, la charia a dict une peine civile et pnale celui qui le transgresse.

    Cet article aborde le droit la vie, la survie et la croissance.

    Ce droit entre en vigueur ds la formation du fotus. Dans la charia, la vie du fotus jouit de la protection et de l'assistance parfaites, vu qu'il est considr au mme titre qu'un homme vivant cr par Allah, mme s'il vit cach dans le ventre de sa mre jusqu' ce que sa croissance se parachve, et qu'il naisse en vie.

    Le droit la survie et la croissance est li au premier chef au droit la vie, vu les soins sanitaires et l'alimentation convenable de la mre enceinte qu'il exige. De mme, l'Islam enjoint au pre de l'enfant de pourvoir aux besoins de sa mre enceinte. Allah exalt soit-Il dit: Et si elle sont enceintes, pourvoyez leurs besoins jusqu' ce qu'elles aient accouch. Puis, si elles allaitent [l'enfant n] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [ ce sujet] de faon convenable. Et si vous rencontrez des difficults rciproques, alors, une autre allaitera pour lui. (At-Talq: 6)

    " "[: 6].

    L'Islam a interdit l'avortement dans l'objectif de protger le droit du fotus. L'avortement n'est autoris que dans le cas o la vie de la mre s'expose un danger certain qu'on ne peut viter qu'en y ayant recours. La preuve de ce droit est l'interdiction gnrale d'attenter la vie: Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a fait sacre (Al-An`m: 151)

    " "[: 151].

    Ainsi que l'interdiction particulire d'enterrer les fillettes vivantes: et qu'on demandera la fillette enterre vivante, pour quel pch elle a t tue (At-Takwr: 8-9)

    " "[: 89].

    L'autorisation de recourir l'avortement lorsque la mre s'expose un danger certain, s'appuie sur des textes lgaux. Il s'agit du cas de ncessit. Allah exalt soit-Il dit: moins que vous ne soyez contraints d'y recourir. (Al-An`m: 119)

    " "[: 119].

    C'est une manire d'accorder la prminence la vie de la mre sur celle de l'enfant, vu qu'elle est la racine alors que l'enfant est la branche. Ceci est en accord avec la parole d'Allah exalt soit-Il: La mre n'a pas subir de dommage cause de son enfant, ni le pre, cause de son enfant (Al-Baqara: 233)

    " "[: 233].

    En plus, il faut opter pour le moindre mal, parce que la vie de la mre est stable alors que celle de l'enfant est probable.

    L'Islam a interdit de nuire au fotus. Il est mme all jusqu' autoriser la mre enceinte de rompre le jene pendant le Ramadan, et de le compenser plus tard. Anas ibn Mlik, qu'Allah soit satisfait de lui a narr que, le Prophte, prire et salut sur lui a dit: Allah exalt soit-Il a dispens le voyageur du jene et de la moiti de la prire; Il a galement dispens la femme enceinte et celle qui allaite du jene.[4]

    Par ailleurs, lorsque la femme enceinte ou celle qui allaite son bb est passible d'une peine lgale ou du talion, on doit ajourner son excution jusqu' ce qu'elle accouche ou svre son bb.

    D'aprs `Imrn ibn Hosayn, une femme de la tribu Djohayna qui tait enceinte d'une fornication, vint trouver le Prophte, prire et salut sur lui, et lui dit: Ô Envoy d'Allah! J'ai commis un pch entranant une peine lgale, applique-la-moi! Le Prophte fit venir son tuteur lgal et lui dit: Traite-la donc convenablement, et lorsqu'elle accouchera, amne-la moi. Et l'homme d'excuter l'ordre du Prophte. Aprs que la femme et mis son enfant au monde, le Prophte, prire et salut sur lui, donna l'ordre qu'on la ligote dans ses vtements et qu'on la lapide. Ensuite, il fit la prire funraire pour elle. `Omar l'interrogea: Tu fais la prire pour une femme adultre? - Cette femme, rpondit-il, s'est repentie auprs d'Allah, et son repentir tait tel que si on voulait le rpartir entre soixante-dix des habitants de Mdine, il leur aurait suffi. Trouves-tu un acte plus mritoire que le don qu'elle fit d'elle-mme Allah?[5]

    L'interdiction de nuire au fotus ou d'attenter sa vie est une interdiction absolue en Islam. Le fotus est un homme qu'Allah a cr, personne n'a le droit d'attenter sa vie, mme pas son pre ou sa mre qui le porte; mme s'il s'agit d'une grossesse issue de la fornication, la mre ne doit pas l'avorter parce que le pch est commis par ses gniteurs, pas par lui. Allah exalt soit-Il dit: Et nul ne portera le fardeau d'autrui (Al-Isr': 15)

    " "[: 15].

    L'article 6 de la convention des droits de l'enfant traite du droit la vie, la survie et la croissance. Quant aux autres paragraphes que nous avons mentionns, il n'y a rien dans cette convention qui leur soit quivalent. Surtout que dans la convention, la tendance est plus pour l'avortement qui est exprim par d'autres confrences et dclarations internationales.

    Article (96)

    Commmorer l'avnement d'un enfant

    Il est du droit de l'enfant ds qu'il nat de bien lui choisir son nom, d'extrioriser la joie pour sa venue et de clbrer sa naissance. La charia commande l'galit entre les fils et les filles en toutes choses, il est interdit de se fcher de la venue au monde des filles, ou de faire quoi que ce soit pouvant leur nuire.

    Cet article renferme trois choses:

    1- Bien nommer l'enfant

    2- Commmorer son avnement

    3- L'galit entre les fils et les filles et ne pas s'indigner de la naissance des filles

    Le prsent article s'appuie sur plusieurs textes lgaux:

    * Concernant la bonne nomination de l'enfant, Ibn `Abbs qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre, a narr que le Messager d'Allah, prire et salut sur lui, a dit: Il est du droit de l'enfant sur son pre de lui donner un beau nom et de lui fournir une bonne ducation.[6]

    D'aprs Abou ad-Dard' qu'Allah soit satisfait de lui, le Messager d'Allah, prire et salut sur lui a dit: Vous serez appels au Jour du Jugement Dernier par vos noms et ceux de vos pres; choisissez de beaux noms.[7]

    L'article 5 de la loi gyptienne portant sur la protection de l'enfant stipule que

    Le nom de l'enfant ne doit pas contenir tout ce qui dnigre et avilit la dignit de l'enfant, ou tout ce qui est contraire aux croyances religieuses.

    * Concernant la commmoration de sa naissance, Samora qu'Allah soit satisfait de lui a narr que le Prophte prire et salut sur lui a dit: L'enfant est hypothqu par son `Aqqa (mouton qu'on gorge au septime jour aprs la naissance de l'enfant) qu'on gorge en son nom au septime jour. Puis, on le nomme et rase sa tte.[8]

    * Pour ce qui est de l'galit entre les fils et les filles, consulter le commentaire fait l'article 100.

    * Le saint Coran a critiqu les gens qui s'indignaient contre les filles en ces termes: Et lorsqu'on annonce l'un d'eux une fille, son visage s'assombrit et une rage profonde [l'envahit]. Il se cache des gens, cause du malheur qu'on lui a annonc. Doit-il la garder malgr la honte ou l'enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement! (An-Nahl: 58-59)

    " ` "[: 58-59].

    Cet article n'a pas d'quivalent dans la convention des droits de l'enfant.

    Article (97)

    Protger l'identit de l'enfant

    Il est du droit de l'enfant que son identit soit protge, y compris son nom, sa nationalit, ses liens familiaux, sa langue, sa culture et son appartenance religieuse et culturelle.

    Cet article met l'accent sur l'identit de l'enfant et dlimite ses composants. Il exige aussi le respect et la protection de cette identit. L'Islam, dans plusieurs de ses textes, insiste sur le respect de la diversit qui existe entre les communauts, les peuples, les langues et les couleurs. Il dmontre que la diversit est une loi d'Allah dans l'univers et une nature primordiale dans laquelle Il a cr les hommes, afin qu'ils se frquentent et se reconnaissent mutuellement. En plus, il n'y a pas de changement la cration d'Allah. Le saint Coran exprime ces vrits en ces termes: hommes ! Nous vous avons crs d'un mle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. (Al-Hojort: 13)

    " "[: 13].

    Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communaut. Or, ils ne cessent d'tre en dsaccord (entre eux,) sauf ceux qui ton Seigneur a accord misricorde. C'est pour cela qu'Il les a crs. (Houd: 118-119)

    " "[: 118-119].

    Ô vous qui avez cru ! Qu'un groupe ne se raille pas d'un autre groupe : ceux-ci sont peut-tre meilleurs qu'eux. Et que des femmes ne se raillent pas d'autres femmes : celles-ci sont peut-tre meilleures qu'elles. (Al-Hojort: 11)

    " "[: 11].

    Pendant ce temps, la civilisation occidentale tend toujours imposer son hgmonie, sa culture et son mode de vie aux autres civilisations.

    Cet article a pour quivalent dans la convention des droits de l'enfant, les articles 7 et 8. Mais ces deux articles se sont contents de mentionner le nom, la nationalit et les liens familiaux. Ils n'ont pas indiqu la langue, la culture et l'appartenance religieuse et civilisationnelle. Pour ce qui est des liens familiaux, l'article 7 les traite comme ceci

    Il a -dans la mesure du possible- le droit de connatre ses parents et de bnficier de leur assistance.

    Article (98)

    Interdiction de la discrimination entre les enfants

    La charia interdit toute forme de discrimination entre les enfants, que ce soit pour la race de l'enfant, de ses parents ou de son tuteur lgal, que ce soit pour la couleur, la nationalit, la langue, la religion, l'opinion politique, l'origine nationale, tribale ou sociale, que ce soit pour leur fortune ou leur dficience, le lieu de leur naissance, ou toute autre chose qui laisse transparatre cette discrimination.

    Cet article stipule l'interdiction de toute forme de discrimination entre les enfants. L'interdiction de la discrimination sous cette forme fait partie des principes formels de la charia. Beaucoup de textes se sont succd dans le saint Coran et la sunna, faisant tat de la parfaite galit entre les hommes en droits humains. Ils s'appuient sur l'unit de leur origine et du Seigneur qui les a tous crs et a honor Adam et ses fils parce qu'ils sont des hommes, et non cause de la couleur, de la culture, de la civilisation et de toute autre appartenance. C'est dans ce sens qu'Allah exalt soit-Il dit dans Son noble Livre: Certes, Nous avons honor les fils d'Adam. Nous les avons transports sur terre et sur mer, leur avons attribu de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement prfrs plusieurs de Nos cratures. (Al-Isr': 70)

    " "[: 70].

    Il dit aussi: hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a crs d'un seul tre, et a cr de celui-ci sont pouse, et qui de ces deux l a fait rpandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. (An-Niss': 1)

    " "[: 1].

    Le Messager d'Allah, prire et salut sur lui, dit lors du plerinage d'adieu: Ô hommes! Votre Seigneur est un, votre pre est un. L'arabe n'a pas de mrite sur le non arabe, ni le non arabe sur l'arabe, ni le rouge sur le noir, ni le noir sur le rouge, sauf par la pit.[9]

    Sahl ibn Hanf et Qays ibn Sa'd, qu'Allah soit satisfait d'eux ont narr que le Prophte, prire et salut sur lui s'tait lev au passage d'un convoi funbre d'un juif. L'un des compagnons indign l

     
     

     

     

      |     |    |    | 
    1999 -  2012

    Internet explorer