Chapitre 5:De la petite la grande famille

 

 

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    La Charte Familiale Dans I?Islam

     

    Chapitre 5:De la petite la grande famille

    Ce Chapitre porte sur la nature et le prolongement de la famille en Islam. Elle ne se limite pas uniquement aux poux et aux enfants[1] cela s'appelle petite famille. Elle se prolonge vers un rseau plus large englobant les proches parents l'instar des frres, des sours, des oncles paternels, des tantes paternelles, des oncles maternels, des tantes maternelles et les autres qui sont unis par le lien de filiation et d'alliance quelle que soit leur position; elle s'largit aussi pour englober toute la socit. C'est la grande famille qui est stipule l'article 13 de cette charte.[2] Allah exalt soit-Il dit

    Allah vous a fait partir de vous-mmes des pouses, et de vos pouses, Il vous a donn des enfants et des petits-enfants. Et Il vous a attribu de bonnes choses. Croient-ils donc au faux et nient-ils le bienfait d'Allah? (An-Nahl:72)

    " "[: 72]

    Et c'est Lui qui de l'eau a cr une espce humaine qu'Il unit par les liens de la parent et de l'alliance. Et ton Seigneur demeure Omnipotent. (Al-Forqn: 54)

    " "[: 54]

    hommes ! Nous vous avons crs d'un mle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprs d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. (Al-Hojort: 13)

    " "[: 13]

    Ce Chapitre est ax autour des aspects de la relation entre la petite et la grande famille et ce, travers sept partie: s:

    Premire partie: La solidarit sociale

    Deuxime partie: La pit filiale

    Troisime partie: La prise en charge financire (Nafaqa)

    Quatrime partie: La tutelle sur la personne et les biens

    Cinquime partie: L'hritage

    Sixime partie: Le testament

    Septime partie: Le Waqf (bien de mainmorte)

    Premire partie: La solidarit sociale

    Cette partie: , travers trois thmes, traite de la place de la solidarit sociale en Islam et des sentences affrentes. Elle aborde aussi certaines sentences dtailles portant sur la solidarit sociale.

    Premier thme: La place de la solidarit dans l'Islam

    Ce thme compos de deux articles, traite de la place de la solidarit dans l'Islam. Il explique le principe de solidarit et ses fondements. Il explique aussi les cercles de solidarit dans l'Islam.

    Article (123)

    Le principe et le fondement de la solidarit

    La solidarit financire et sociale est l'un des plus importants objectifs gnraux et l'un des buts les plus fondamentaux dans l'Islam qu'il est obligatoire de raliser dans la socit islamique. Elle se fonde sur deux principes fondamentaux cerns par l'Islam du plus haut degr de protection et de sollicitude. Ces deux principes sont: L'intrt du groupe, son unit et son harmonie, et la fraternit globale de l'humanit.

    Le terme arabe at-Takfol est un nom d'action driv du verbe Takfala qui veut dire prendre en charge. Le Kfil c'est celui qui entretient une personne.[3] Il renferme le sens de l'interactivit et de la rciprocit. La solidarit c'est l'change d'aide, d'entretien et d'assistance. La solidarit des musulmans est l'assistance des uns aux autres par le conseil et l'entretien et autre.[4]

    Cet article traite de deux choses:

    Premirement: La place de la solidarit dans l'Islam et sa preuve.

    Deuximement: Le fondement de cette solidarit.

    Primo: La solidarit humaine est l'un des plus importants objectifs gnraux et essentiels dans l'Islam. L'Islam ouvre pour la satisfaction des besoins fondamentaux de l'homme -mme le non musulman- dans sa vie, tels que le logement, la nourriture, la boisson, la scurit, l'abstinence par le biais du mariage. Tout cela a pour but de librer l'homme de toute entrave pouvant l'empcher de jouir de la libert de pense, de croyance et d'opinion. Il ne doit pas adopter une opinion sous l'entrave d'un besoin humain.

    Les preuves de ce principe de solidarit en Islam sont nombreuses. Nous en avons mentionn quelques-unes lorsque nous traitions de la scurit sociale l'article 109 (quatrime partie: du Chapitre quatre). Il serait fastidieux de les reprendre ici.

    Secundo: Le principe de solidarit ou bien ce qu'elle vise repose sur deux choses:

    Premirement: L'intrt du groupe, son unit et sa cohrence.

    Deuximement: La fraternit humaine globale.

    Article (124)

    Les cercles de la solidarit en Islam

    L'ide de la solidarit en Islam s'largit en cercles harmonieux pour englober toute la socit. Elle englobe la solidarit financire, morale et sociale sous toutes ses formes entre les membres d'une seule famille, entre les familles et entre le groupe et l'autorit. Elle possde plusieurs mcanismes qui permettent sa ralisation entre l'action individuelle et l'action collective, et entre le bnvolat et la coercition.

    Nous allons nous limiter expliquer les formes et les domaines de la scurit dans la sphre familiale qui est le noyau central de la socit, et dont dpendent tous ses autres aspects.

    Cet article dmontre l'tendue et la globalit de l'ide de solidarit sur toutes les relations humaines de la socit, ainsi que sur tous ses types et sur toutes ses formes.

    L'article explique aussi que pour se raliser, cette solidarit a plusieurs mcanismes qui peuvent tre individuels, collectifs, volontaires ou coercitifs. L'exemple d'un mcanisme individuel est l'acte obligatoire tel que la Zakat, les voux, les rachats, les sacrifices, l'aumne de la rupture du jene, l'assistance l'affam et au besogneux. Comme exemple du mcanisme collectif et qui renferme le sens de la coercition, on a la collecte de la Zakat, l'avantage tir de l'organisation des moyens de la solidarit individuelle, l'avantage tir des biens des riches en cas de besoin, la dfinition d'un plan pour la rpartition des biens entre les ayants droit. L'exemple du volontariat et les biens de mainmorte, le testament, l'hospitalit, le prt sans intrt, l'altruisme, le prsent et le don.

     

    Deuxime thme: Sentences gnrales

    Ce thme, en six articles, traite des sentences gnrales de la solidarit. Il explique que la nature sociale exige la solidarit. Il explique aussi les limites de la solidarit et son importance dans la socit islamique, et que la solidarit est un droit et un devoir. Qui sont les ayants droit de cette solidarit? Le thme dmontre enfin que la solidarit en Islam est le fondement des actes de dvotion financiers.

    Article (125)

    La nature primordiale de la socit exige la solidarit

    L'homme est un tre sociable cr pour vivre en communaut. Il ne peut gure vivre seul. C'est pour cela que la solidarit entre les riches et les pauvres, l'entraide pendant le malheur et la participation aux moments de joie font partie: des rgles essentielles l'dification de la solidarit sociale et la ralisation de l'unit et de la fraternit humaine entre les hommes.

    L'article s'appuie sur un certain nombre de textes que nous avons mentionns l'article 109.

    L'Islam ne s'est pas employ uniquement satisfaire les besoins des musulmans. Cela a dpass les musulmans pour atteindre les non musulmans qui vivent sous l'gide de l'Etat islamique, partant du fait que la solidarit sociale est d'abord humaine au premier chef avant de prendre une coloration religieuse. De plus, les non musulmans qui vivent sous l'gide de l'Etat islamique sont sous la responsabilit des musulmans. Le gouverneur musulman est aussi bien responsable d'eux qu'il l'est des musulmans.

    On peut lire dans une missive que `Omar ibn `Abd al-`Azz envoya `Odayy ibn Artaa que: Vois parmi les sujets non musulmans qui sont sous ton pouvoir, ceux qui sont d'un ge avanc, sont devenus faibles et ne gagnent plus leur vie. Donne-leur du trsor public ce qui leur permettra de vivre dcemment.[5]

    Article (126)

    Les limites de la solidarit sociale

    La solidarit sociale en Islam garantit chaque individu la satisfaction de tous ses besoins fondamentaux, en ce qui concerne le logement, le manger, le boire, le vtement, le traitement et l'enseignement suffisant satisfaire le besoin d'un individu ordinaire appartenant une classe moyenne.

    Cet article dmontre que les limites de la solidarit reprsentent les besoins essentiels de chaque individu, tels que les ncessits strictes, les ncessits, et les contingents. Ce sont l les objectifs gnraux de la charia. Les limites de ces besoins essentiels sont restreintes dans le logement, la nourriture, le vtement, le traitement et l'instruction. Il a aussi restreint le montant de ces besoins essentiels ce qui est suffisant pour satisfaire le besoin d'un homme ordinaire moyen qui n'est ni au bas de l'chelle ni de la haute classe.

    Abou Horayra qu'Allah soit satisfait de lui a narr que le Messager d'Allah, prire et salut sur lui dit: Quiconque administre une contre en notre nom doit prendre une femme s'il n'en a pas une, il doit avoir une maison s'il n'en possde pas, quiconque n'a pas de moyen de transport doit en avoir un, quiconque n'a pas de domestique doit en avoir un. celui qui au lieu de cela se fait fortune viendra au Jour Dernier en ravisseur ou en voleur.[6]

    Article (127)

    L'entraide de la socit islamique

    L'Islam a bti la socit islamique sur l'entraide dans l'accomplissement des bonnes ouvres et de la pit.La solidarit sociale est l'une des plus importantes formes de bont, car elle ralise l'intrt de la communaut et ce par l'interdpendance qu'elle cre entre les membres de la socit et le soutien qu'elle accorde la capacit des individus se marier et fonder une famille.

    Cet article explique que la socit islamique est btie sur l'entraide dans l'accomplissement des bonnes ouvres et la pit. Cette entraide a une importance majeure dans la ralisation de l'intrt de la communaut. De plus, la solidarit sociale est l'une des plus importantes formes de bonne ouvre pour le soutien qu'elle accorde la capacit des individus se marier et fonder les familles. Nous avons dj abord ce point.[7]

    Article (128)

    La solidarit est un droit et un devoir.

    La solidarit en Islam n'est pas une aumne volontaire laisse au choix des individus qui peuvent s'en acquitter ou pas. Bien plus, l'Islam a fait d'elle un droit sur les biens des riches qu'il faut prlever et verser aux ayants droit sans rappel ni tort. Pour garantir qu'elle leur parvienne, l'Islam a institu un systme prcis qui regroupe la responsabilit des riches et celle des autorits.

    Cet article explique que la solidarit sociale est un droit et un devoir. Cette solidarit se manifeste beaucoup plus dans le systme de la Zakat prescrite sur les biens des riches, qu'on verse aux pauvres et aux besogneux. Si la Zakat prescrite ne suffit pas satisfaire leurs besoins essentiels, l'autorit des musulmans se doit de la complter en puisant dans le trsor public. S'il n'y a pas de trsor public, il incombe l'autorit ou l'Etat de prescrire sur les biens des riches ce qui satisfera les besoins des pauvres.[8]

    Cet article s'appuie sur plusieurs textes parmi lesquels:

    Prlve de leurs biens une Sadaqa par laquelle tu les purifies. (At-Tawba: 103)

    " "[: 103]

    Les Sadaqats ne sont destins que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cours sont gagner ( l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endetts, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en dtresse). C'est un dcret d'Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage. (At-Tawba: 60)

    " "[: 60]

    ...et donnez-leur des biens d'Allah qu'Il vous a accords. (An-Nour: 33)

    " "[: 33].

    Ibn `Abbs qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre a narr que le Messager d'Allah, qu'Allah soit satisfait de lui, dit Mo`dh lorsqu'il le chargea d'une mission au Ymen: Informe-les qu'Allah leur a prescrit une aumne qui sera perue sur les riches parmi eux pour tre verse aux pauvres parmi eux.[9]

    D'aprs Ibn `Omar qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre, le Messager d'Allah prire et salut sur lui a dit: L'Islam est bti sur cinq piliers: l'unicit d'Allah, la pratique de la prire, l'acquittement de l'aumne lgale, le jene du Ramadan, et l'accomplissement du Hajj.[10]

    Article (129)

    Les ayants droit la solidarit sociale

    Les ayants droits la solidarit sociale en Islam englobent toutes les catgories de la socit qui sont incapables de satisfaire leurs besoins essentiels. Ils doivent rsider dans l'Etat islamique de faon permanente ou temporaire. Ils englobent aussi les orphelins, les dmunis, les besogneux et les victimes de catastrophes, ou bien des gens qui se sont lourdement endetts pour des intrts lgaux et sont incapables de s'acquitter de leurs dettes, qu'ils soient musulmans ou pas.

    Cet article traite des ayants droit la solidarit sociale. Cela est sous-tendu par plusieurs textes. Allah exalt soit-Il dit: Les Sadaqats ne sont destins que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cours sont gagner ( l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endetts, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en dtresse). C'est un dcret d'Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage. (At-Tawba: 60)

    " "[: 60].

    Ibn `Abbs qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre a narr que le Messager d'Allah, qu'Allah soit satisfait de lui, dit Mo`dh lorsqu'il le chargea d'une mission au Ymen: Informe-les qu'Allah leur a prescrit une aumne qui sera perue sur les riches parmi eux pour tre verse aux pauvres parmi eux.

     

    Article (130)

    La solidarit sociale en Islam comme le fondement du culte financier

    La solidarit sociale en Islam est l'un des plus importants objectifs lgaux de beaucoup de lgislations et de systmes sur lesquels repose la socit islamique. Ce sont les cultes de dvotion relatifs aux finances tels que la Zakat, la prise en charge financire des proches parents, l'ordre la pit filiale, le systme dit al-Âqila ou ceux des agnats qui contribuent payer le prix du sang d'un tu avec prmditation, l'ordre de distribuer quitablement le produit brut interne entre les riches et les pauvres, le bon prt, les rachats, les voux etc.

    Cet article rvle la place de la solidarit dans le systme lgislatif de l'Islam. En effet, elle est l'un des plus importants objectifs lgaux de plusieurs lgislations et de plusieurs systmes sur lesquels repose la socit islamique et qui sont connus sous le nom de cultes financiers. Les exemples de systme financier en Islam contenus dans l'article ont leurs ralits, leurs piliers, leurs conditions, leurs devoirs et leurs recommandations. Comme preuve, nous avons des textes lgaux consulter dans les ouvrages de jurisprudence.

    Troisime thme:

    Article (131)

    Les sentences dtailles de la solidarit sociale

    Les sentences lgales portant sur l'engagement la solidarit sociale se hirarchisent entre l'obligation et la recommandation. De mme, les cercles du mrite se diversifient en plusieurs formes: Le degr de parent entre le possesseur des biens et l'ayant droit, le type de l'obligation lgale sur les biens, s'agit-il d'une Zakat prescrite, d'une prise en charge obligatoire ou d'une aumne volontaire. En plus, on tient compte du besoin de l'ayant droit, si ce besoin est pressant, ou une consommation journalire, ou mlioratif. De mme, il faut tenir compte de la cause de ce besoin et voir s'il s'agit d'un intrt lgal ou d'un cas de force majeure ou d'un comportement illgal. Ces cercles s'largissent pour englober toute la socit avec une organisation minutieuse qui n'a pas d'gale, au point qu'on a qualifi l'Islam juste titre de religion rvle pour la protection des pauvres et des faibles. Tout cela se rapporte ses sentences dtailles qu'on retrouve dans les livres de jurisprudence.

    Cet article explique les sentences dtailles de la solidarit sociale de faon globale. Les dtails sont contenus dans les ouvrages de jurisprudence.


    Deuxime partie: La pit filiale

    Dans cette partie: compose de trois articles, il est question de la dfinition et de la dlimitation de la notion de pit filiale. Il est aussi question de l'importance de la pit filiale, de ses moyens et ses mcanismes.

    Article (132)

    Dfinition et prcision sur la notion

    1- Le terme arabe ar-Rahim tymologiquement renvoie la matrice o l'homme se forme dans le ventre de sa mre. Mais ici il s'agit des proches parents qu'ils soient des cognats ou des agnats. Cette appellation tient de l'emploi de la cause en lieu et place de l'effet, ou bien de la partie: par rapport son importance sur l'ensemble, parce que les rapports via la parent utrine englobent toute la famille.

    2- La pit filiale consiste combler les proches parents de bont et de bienveillance et s'acquitter des droits et des devoirs et des recommandations envers eux avant les autres gens.

    3- La sentence sur cette relation se diversifie entre l'obligation, le devoir, la recommandation, et ce suivant le degr de rapprochement ou d'loignement du lien de parent. On va de proche en proche jusqu' atteindre le degr de prfrence des parents puisqu'ils sont la cause de l'existence. Dans les autres textes et enseignements islamiques, la mre devance le pre, et ce dans le but d'affirmer la place prpondrante de la maternit et de mettre en exergue les peines considrables de la mre, sa tendresse immense et ses soins l'gard de son enfant.

    Cet article explique la notion de pit filiale:

    *Le premier paragraphe aborde le sens du terme arabe ar-Rahim du point de vue tymologique, et le fait qu'il englobe tous les proches parents d'un individu, que ce soit du ct paternel ou maternel. Cet avis est partag par la convention lgale. La preuve de ce que nous avanons est ce que `Abd Allah ibn Dnr a narr d'aprs `Abd Allah ibn `Omar qu'Allah soit satisfait de lui et de son pre. Un jour, un bdouin le croisa -Ibn `Omar- sur le chemin menant la Mecque. Ibn `Omar le salua, le fit monter sur son ne et lui donna le turban qu'il avait sur la tte. Ibn Dnr dit: Nous lui dmes: Qu'Allah te rende bon, ce sont des bdouins, ils se contentent de peu. Ibn `Omar dit: En vrit, celui-ci tait un ami de `Omar ibn al-Khattb qu'Allah soit satisfait de lui. J'avais entendu le Messager d'Allah prire et salut sur lui dire: Le meilleur acte de pit filiale consiste tmoigner de l'affection envers les amis de son pre.[11]

    * Le deuxime paragraphe aborde le sens de la pit filiale selon la convention de la loi. C'est de cela qu'il est question dans la charte. Le paragraphe stipule que: Il s'agit de combler les proches parents de bont et de bienveillance, de s'acquitter des droits, des devoirs et des recommandations envers eux avant les autres gens.

    La pit filiale est l'quivalent de la bienfaisance envers les proches parents parmi ceux avec qui on partage un lien de parent ou d'alliance. C'est aussi la bienveillance et la tendresse envers eux ainsi que leur prise en charge, mme s'ils sont loigns et mme s'ils vous ont caus du tort. Rompre le lien filial c'est rompre avec eux des rapports que nous avons cits. La preuve de ce que nous avanons est le hadith rapport par Abou Horayra, qu'Allah soit satisfait de lui, dans lequel le Messager d'Allah, prire et salut sur lui, dit: Lorsque Allah le Trs Haut eut achev la cration, le lien de parent se leva et dit: Voici le sjour de celui qui Te demande refuge contre ma rupture. Oui, rpondit Allah, seras-tu satisfait si Je rapproche de Moi quiconque te maintient et Je romps avec quiconque te rompt? -Certes oui, rpliqua le lien. - Eh bien, dit Allah, Je t'accorde cette faveur. Ensuite l'Envoy d'Allah, prire et salut sur lui, dit: rcitez si vous voulez ce verset: Si vous vous dtournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens de parent? Ce sont ceux-l qu'Allah a maudits, a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles.[12]

    * Le troisime paragraphe traite de la sentence sur la pit filiale. Cette pit peut tre une obligation, un devoir, ou une recommandation d'aprs des considrations mentionnes dans le paragraphe.

    En gnral, la pit filiale est obligatoire, la rompre est interdit l'unanimit et est considr comme un pch majeur par certains jurisconsultes. Il y a plusieurs degrs de pit filiale; certaines sont plus leves que d'autres. Le minimum est la pit filiale par la parole mme s'il s'agit d'un simple salut. La pit filiale envers les parents est obligatoire; elle est facultative envers les autres proches parents. Dans la pit filiale envers les parents, la mre passe avant le pre l'unanimit des jurisconsultes. La pit filiale d'un fils musulman envers ses parents mcrants est recommande conformment la parole d'Allah: . mais reste avec eux ici-bas de faon convenable. (Loqmn: 15)

    " "[: 15].

    Les degrs de la pit filiale diffrent selon les proches parents. Chez les parents, elle est plus accentue que chez les proches parents; et parmi les proches parents certains sont plus concerns que d'autres. La pit filiale ne veut pas dire que tu fasses du bien aux tiens s'ils sont lis avec toi. C'est plutt de la gratification. Bien plus, tu leur fais du bien mme s'ils ont rompu les liens avec toi.

    La pit filiale se fait par tous les types de bienfaisance susceptibles de la raliser tels que: la visite, l'assistance, la satisfaction des besoins et le salut. Elle peut aussi se faire par l'change pistolaire si le proche est absent. Ceci ne concerne pas les parents. Chez ceux-ci, l'change pistolaire n'est pas suffisant s'ils demandent la prsence de leur fils. Offrir les biens aux proches est aussi une forme de pit filiale. Le riche ne fait pas du bien aux siens besogneux en leur rendant visite, mais en leur offrant des biens dans la mesure du possible.

    La rupture du lien de parent se fait par le tort qu'on leur cause ou bien en cessant d'tre bienfaisant envers eux. Lorsqu'un homme rompt ses liens avec ses proches ou cesse d'tre bienfaisant envers eux, sans aucune excuse lgale, on peut dire qu'il a rompu ses liens de parent. Certains jurisconsultes considrent cela comme un pch capital. De plus, les excuses diffrent selon le type de relation.

    Plusieurs textes lgaux sous-tendent les sentences ci-dessus:

    Allah exalt soit-Il dit: Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associ. Agissez avec bont envers (vos) pre et mre, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collgue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vrit, le prsomptueux, l'arrogant , (An-Niss': 36)

    " "[: 36]

    Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. (An-Niss': 1)

    " "[: 1]

    .qui unissent ce qu'Allah a command d'unir, redoutent leur Seigneur et craignent une malheureuse reddition de compte, (Ar-Ra`d: 21)

    " "[: 21]

    Et Nous avons enjoint l'homme de bien traiter ses pre et mre, (Al-`Ankabout: 8)

    " "[: 8]

    .et ton Seigneur a dcrt : "n'adorez que Lui; et (marquez) de la bont envers les pre et mre : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprs de toi; alors ne leur dis point : "Fi ! " et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. et par misricorde; abaisse pour eux l'aile de l'humilit; et dis : " mon Seigneur, fais-leur; tous deux; misricorde comme ils m'ont lev tout petit". Votre Seigneur connat mieux ce qu'il y a dans vos mes. Si vous tes bons; Il est certes Pardonneur pour ceux qui Lui reviennent se repentant. "Et donne au proche parent ce qui lui est d ainsi qu'au pauvre et au voyageur (en dtresse). Et ne gaspille pas indment, (Al-Isr': 23-26)

    " "[: 23-26].

    `Abd Allah ibn Mas`oud qu'Allah soit satisfait de lui a narr que, je demandai au Prophte, prire et salut sur lui: Ô Prophte d'Allah! Quelles sont les ouvres qui sont plus proches du paradis? - La prire faite point nomm rpondit-il. Et quoi

     
     

     

     

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