Textes de la charte familiale dans l'Islam

 

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    La Charte Familiale Dans I?Islam

     

    Textes de la charte familiale dans l'Islam

    Chapitre 1: Principes et notions générales

    Première partie : Message divin destiné à l'homme

    Article (1) L'adoration d'Allah et l'exploitation de la terre

    Allah a honoré l'homme et l'a avantagé sur plusieurs de Ses créatures. Il a fait de lui Son vicaire sur terre afin de la peupler et de l'exploiter par le travail, et ce dans le but de satisfaire ses besoins physiques et spirituels, et créer une société dominée par des valeurs sublimes telles que la vérité, le bien et la justice ; et pour réaliser les sens de l'adoration d'Allah, de la foi en Lui uniquement, et de Lui vouer à Lui Seul l'obéissance et le culte et à nulle créature autre que Lui, et ce en suivant la voie tracée par Ses prophètes et Ses messagers.

    Article (2)Préparer l'homme à porter le message

    Afin de réaliser la mission de l'homme sur terre, Allah lui a accordé des capacités intellectuelles, psychiques et physiques ; ce qui le rend habilité à réaliser cette mission. En plus, Il lui a envoyé des messagers pour le guider sur le chemin de la guidance, de la réussite dans l'ici-bas et dans l'au-delà.

    Deuxième partie : La nature humaine et les lois de la nature

    Article (3) La possession de la raison et la volonté de changer

    Allah a créé l'homme d'une nature éprise de foi en Lui, gloire et pureté à Lui. Il l'a doté de raison et de volonté par lesquelles il peut, soit dévier de sa nature primordiale, soit s'élever de par ses aptitudes en fonction de ses acquis scientifiques, ses dons spirituels et sa situation sociale. C'est cette volonté qui fait l'objet de la rétribution au Jour Dernier, soit par le bien soit par le châtiment.

    Article (4) Egalité dans l'origine de la création et diversité des particularités

    Allah a créé les hommes à partir d'une même origine qui est un seul être. Partant, ils sont tous égaux dans les caractéristiques générales. Mais, malgré cela, la sagesse divine a décidé qu'ils se distinguent les uns des autres dans certaines particularités telles que la force et la faiblesse, les dons et les aptitudes psychiques, intellectuelles et physiques. Cette diversité des hommes dans certaines de leurs caractéristiques est le pilier sur lequel repose la vie à travers la connaissance mutuelle, l'entraide et la solidarité entre les individus et les sociétés. Cette diversité n'est pas une source d'animosité et de haine.

    Article (5) La complémentarité des époux l'homme et la femme

    En plus de l'unité de l'homme dans son origine qui fait qu'il émane d'un seul être, Allah, de par Sa puissance, a créé de cet être un couple composé d'un homme et d'une femme. La continuité de la vie, le peuplement de la terre et la multiplication de l'espèce humaine tiennent à la rencontre des deux, leur coopération et leur complémentarité. C'est cela la loi d'Allah sur toutes les créatures et les choses de ce monde.

    C'est de la relation entre l'homme et la femme que se forme la famille, qui est le premier noyau de la société humaine.

    Troisième partie : L'unité du discours religieux et la différence dans les fonctions

    Article (6) L'unité du discours sur la responsabilité religieuse et l'égalité dans les droits et les devoirs généraux

    L'égalité entre l'homme et la femme dans la nature de la création implique deux choses :

    Premièrement : L'égalité parfaite entre l'homme et la femme dans la majorité des affaires de la vie ; la considération de chacun d'eux comme un complément pour l'autre et celui qui parfait sa mission. Sans oublier qu'il est son partenaire dans la vie de couple et dans la société, hormis certaines particularités qui distinguent chacun de l'autre dans sa constitution physique et psychique. Dans ce cas, chacun se spécialise dans ce qui le distingue.

    Deuxièmement : C'est par rapport à cette origine que le discours religieux est unique et s'adresse aussi bien à l'homme qu'à la femme dans les domaines où ils sont égaux. C'est le cas de l'obligation de s'acquitter des ordres impératifs et de s'abstenir devant les ordres prohibitifs ; il en va de même pour le licite et l'illicite, la récompense et le châtiment, les droits et les devoirs humains ainsi que la dignité de l'homme. Toutefois, ce discours s'adresse spécifiquement à chacun d'eux pour les choses qui leur sont spécifiques.

    Article (7) Diversité des spécificités

    Que l'homme et la femme se distinguent par des particularités, des dons et des capacités physiques et psychiques bien déterminés ne rend pas l'un supérieur à l'autre. Mais cela dépend du fait que l'un est apte à accomplir des fonctions biologiques et vitales bien définies que l'autre ne peut faire. C'est la loi d'Allah pas seulement entre l'homme et la femme, mais chez les hommes entre eux et les femmes entre elles.

    La femme, de par sa sensibilité, sa tendresse et sa féminité, est la source de stabilité et de sérénité intérieure et sociale de l'homme et de la famille. De par sa nature, et grâce à son endurance infinie vis-à-vis des peines de la grossesse, de l'accouchement et de la maternité, elle est en mesure d'élever leurs enfants et de prendre soin d'eux, de l'allaitement, de l'éducation et de tout ce qui les concerne. L'homme, de par sa force, sa constance et son effort continuel, a la charge de rechercher la subsistance, de satisfaire les besoins de sa famille, de prendre soin d'elle et de la protéger.

    Article (8) Répartition des responsabilités et différenciation des centres juridiques

    La justice et l'intérêt commandent le respect de ces particularités naturelles propres à l'homme et à la femme, dans la répartition des responsabilités, des charges et des tâches qu'accomplit chacun des deux suivant les situations dictées par ces particularités. C'est ce qui mène inéluctablement à la différenciation du centre juridique de l'homme et de la femme dans le cadre de certaines situations et pas d'autres. La famille est l'un des plus importants domaines où apparaissent ces différences, ces facultés et ces composants physiques et psychiques de l'homme et de la femme.

    Article (9) Le bon état de la société est tributaire de la reconnaissance des particularités naturelles

    Récuser ces différences et ces particularités n'est pas acceptable par la raison, la nature et la loi. Car cela est un abaissement pour la nature humaine et une négation des aspects naturels matérialisés dans la vie et dans la pratique et connus de tous avec certitude et expérimentation. En plus, selon la loi, il n'est pas permis d'élargir ces différences en les prolongeant hors du cadre des situations exigées par la charia ou témoignées par la nature humaine. Car il y a dans cela une injustice envers la femme et une atteinte portée aux sentences religieuses, les deux entraînant la corruption et le dérèglement de la société et des valeurs. Si cette situation perdure, la société est exposée au danger de la destruction. Aucun autre système social que la famille n'a bénéficié d'une attention particulière et des détails cités dans le Coran, et ce dans toutes ses affaires comme cela est mentionné avec d'amples détails dans les sentences légales.

    Quatrième partie : Le mariage et le système familial

    Article (10) Définition

    Le mariage dans l'Islam est un lien légal conclu entre l'homme et la femme sur la durée et la continuité. Il se conclut par l'assentiment et l'acceptation des deux parties conformément aux sentences détaillées par la loi.

    Article (11) Interdiction de l'union illégale

    Le mariage légal est le seul moyen qui permet l'union de l'homme avec la femme. C'est la seule base sur laquelle repose la fondation de la famille. L'Islam a prohibé toutes les autres formes de relation entre l'homme et la femme même si on les appelle à faux mariage. De même, il interdit toutes les causes qui y mènent.

    Article (12) Le progrès des aspects du mariage suivant l'évolution de l'homme

    La création de l'homme à partir du mâle et de la femelle dénote de la volonté divine de faire du mariage une partie intégrante de la nature humaine, une nécessité sociale et un système essentiel dans la formation de la famille et l'interdépendance sociale entre les familles. Les aspects du mariage et ses moyens ont progressé suivant l'évolution de l'homme par rapport aux autres créatures. Le mariage est donc devenu un moyen permettant la purification des côtés sexuels, caractériels et sociaux chez l'homme.

    Article (13) Cadre de la famille

    La famille dans l'Islam ne se limite pas aux époux et aux enfants, bien plus, elle se prolonge vers un réseau plus large composé des proches parents tels que les grands-parents, les frères et sours, les oncles et les tantes paternels et maternels et tous les autres qui sont unis par les liens de parenté, d'alliance et d'allaitement où qu'ils se trouvent. Elle s'élargit pour englober toute la société.

    Article (14) L'importance de la famille et la nécessité d'avoir un chef à sa tête

    La famille en tant que groupe humain composé du mâle et de la femelle est la Première pierre et l'unité élémentaire essentielle de la société. Elle incarne les piliers et les composantes de la société. Quelle que soit sa taille et quel que soit le nombre de ses membres, ils sont tous liés par des relations sentimentales, sociales et financières, et ont des droits et des devoirs. Elle ne peut pas bien fonctionner sans un chef qui gère ses affaires : C'est ce qu'on appelle Qawâma, la responsabilité qui échoit à l'homme. C'est une gestion qui se soumet aux normes et aux sentences légales qui figurent dans le Coran et la sunna.

    Article (15) La sagesse que revêt l'interdiction d'épouser les Mahram (parent dont le mariage est absolument prohibé)

    L'Islam a interdit le mariage avec les femmes dites Mahram. Ce sont des femmes qui se rattachent à l'homme par un degré particulier de parenté tel que, la parenté par descendance, par alliance ou par allaitement. On leur a donné ce nom dans le but de raffermir ce lien et de veiller à ce qu'il ne se rompe, et pour se prémunir des motifs de dispute et de haine.

    Cinquième partie : Les objectifs de la famille

    Article (16) La protection de la progéniture (l'espèce humaine)

    Le premier objectif du mariage selon la charia est la protection de la descendance ou de l'espèce humaine, et ce dans le but de peupler la terre et d'assurer la continuité des générations. Allah a doté les corps du désir sexuel pour qu'il soit le moyen naturel d'une procréation légale, et non une fin en soi.

    C'est dans le but de réaliser cet objectif que l'Islam a limité le mariage légal entre l'homme et la femme, et interdit toutes les autres formes d'union en dehors du mariage légal. Il a prohibé l'homosexualité qui ne peut nullement déboucher sur la procréation. Aussi, le planning familial n'est-il adopté qu'avec l'accord des conjoints.

    Article (17) Réalisation de la tranquillité, de l'affection et de la miséricorde

    Pour que l'union de l'homme et la femme ne soit pas restreinte à l'aspect charnel, la charia a mis l'accent sur le fait que l'un des objectifs du mariage est que chaque conjoint puisse trouver la tranquillité auprès de l'autre, et qu'il y ait de l'affection et de la miséricorde entre eux. Par ce fait, la charia assure à chaque membre de la famille une vie sociale aisée et heureuse, axée sur l'affection, l'amour, la compassion mutuelle et l'entraide dans le bonheur et le malheur. Elle assure aussi la sérénité et la confiance réciproques. Pour réaliser cet objectif, la charia a prescrit des sentences et des règles de bienséance pour la cohabitation entre les époux, ainsi que plusieurs autres sentences qui créent une atmosphère familiale empreinte de chaleur, de tendresse et de sentiments épurés.

    Article (18) La protection de la filiation

    L'appartenance de l'homme à une filiation, la pureté de cette dernière et sa protection contre tout mélange, est un objectif de la charia indépendant de la protection de la descendance. C'est pour réaliser cet objectif que l'Islam a prohibé la fornication et l'adoption, a prescrit des sentences spécifiques au délai de viduité et le fait de ne pas dissimuler ce qu'il y a dans les matrices, la confirmation ou la contestation de la généalogie, et bien d'autres sentences.

    Article (19) La chasteté

    Le mariage légal protège l'abstinence et garantit la chasteté tout en protégeant l'honneur. Il barre la voie aux causes de la corruption sexuelle en éliminant le désordre qu'entraînent le libertinage et la dépravation des mours.

    Article (20) La protection de la piété au sein de la famille

    La famille est un nid pour les individus, où l'on ne prend pas soin seulement de leur corps, mais, plus important, de l'ancrage des valeurs religieuses et morales dans leurs âmes. Dans ce domaine, la responsabilité de la famille commence avant même la formation du fotus dans le ventre de sa mère, et ce par le bon choix de son ou sa partenaire. Dans ce choix, la priorité est donnée au critère religieux et moral. Cette responsabilité se poursuit par l'enseignement des dogmes, de la dévotion et de la morale aux membres de la famille, en les entraînant à les mettre en pratique et en les suivant jusqu'à ce qu'ils deviennent majeurs et deviennent autonomes et responsables de leurs actes sur le plan religieux et juridique.

    Chapitre 2: Responsabilité de la communauté dans la formation de la famille et sa protection

    Première partie : Responsabilité de la communauté à l'égard de l'incitation au mariage

    Article (21 ) Le fondement de cette responsabilité

    La responsabilité de la communauté envers ses membres selon l'Islam se fonde sur la relation du tout à la partie, et d'une seule entité avec tous ses membres. La communauté est composée de familles interdépendantes et cohérentes comme un seul corps. Elle n'est pas composée d'individus épars. Et cela ne peut être possible que par le mariage. La communauté bien guidée est celle qui prend le soin de définir les plans et les méthodes pour le mariage précoce, si elle veut progresser, être forte et barrer la voie à l'immoralité.

    Article (22 ) Faciliter les voies du mariage légal

    La charia enjoint la communauté de faciliter les voies du mariage légal, et ce en aplanissant les obstacles et les difficultés pouvant en détourner. La communauté doit pour ce faire :

    1- Trouver une solution aux difficultés d'ordre matériel et particulièrement le problème du chômage et la crise du logement. Elle doit octroyer une aide matérielle à ceux qui désirent se marier.

    2- Amener la communauté à prendre conscience de l'importance du mariage en Islam et du droit de chaque individu à contracter le mariage.

    3- Exhorter et mettre l'accent sur la conduite islamique équilibrée, qui implique l'engagement au respect des normes religieuses en ce qui concerne la mixité autorisée par la loi, et que cette conduite soit au juste milieu entre l'excès et la négligence, la restriction et la permissivité.

    4- Veiller à ne pas exagérer la valeur de la dot et des dépenses pour les cérémonies nuptiales. Combattre les mauvaises coutumes relatives au mariage, prendre toutes les mesures qui s'imposent pour éradiquer ou limiter ce phénomène.

    Article (23 ) Incitation à marier les jeunes

    La charia encourage le mariage précoce des jeunes, pour repousser les causes de la dissolution des mours et de la débauche.

    Deuxième partie : Responsabilité de la communauté quant à la protection et la prise en charge de la famille

    Article (24 ) Le fondement de cette responsabilité

    Cette responsabilité repose sur deux piliers :

    Premièrement : Elle réalise un objectif légal parce que l'Islam a fait de la perpétuité et de la continuité la base du mariage et de la famille. C'est aussi pour parachever le devoir d'incitation au mariage dont les objectifs légaux ne se réunissent qu'avec la pérennité de la famille, et ce en repoussant tout ce qui peut nuire à son intégrité et en la prenant en charge.

    Deuxièmement : Lorsque la communauté protège la famille contre les causes de dislocation et de dégénérescence, c'est elle-même et ses valeurs sociales et morales qu'elle protège.

    Article (25 ) L'équilibre entre les droits et les devoirs

    Le contrat de mariage doit remplir soigneusement les conditions des conjoints et doit veiller à l'équilibre entre les droits et les devoirs de chacun d'eux, conformément aux textes et aux normes religieuses ; ceci est nécessaire à la protection de la vie familiale et sa survie.

    Article (26 ) Documentation du contrat de mariage

    La documentation officielle du contrat de mariage réalise un intérêt religieux et social. Elle a pour but de repousser la négation du mariage et de protéger les droits de l'épouse et des enfants.

    Article (27 ) Témoignage du contrat de mariage et son annonce

    Lorsque la charia exige le témoignage pour le contrat de mariage, elle veut associer la communauté à l'édification de la famille et veut tracer une ligne de démarcation entre ce qui est interdit et ce qui est légal dans la relation entre l'homme et la femme. Recommander son annonce est une déclaration du contrat et une approbation sociale de la naissance d'une nouvelle famille.

    Article (28 ) Enregistrement des naissances

    L'enregistrement des naissances garantit le rattachement de chaque enfant à ses parents. Il garantit aussi la création d'une famille saine et ayant une bonne assise. De même, il réalise l'appartenance d'un individu à sa société et sa patrie, et le respect des droits de l'individu par la société et la patrie.

    Article (29) Combattre les formes illégales de mariage

    Quand la communauté protège les valeurs morales et sociales vertueuses, et combat les relations sexuelles et les formes illégales de mariage, elle protège ainsi la famille de la destruction. En même temps, elle lui assure le bonheur et la stabilité afin qu'elle soit un nid convenable pour l'éducation de la progéniture. Elle fait croître l'intérêt pour le mariage légal.

    Article (30 ) S'opposer aux idées perverses

    La communauté doit s'opposer aux idées perverses qui font de la relation entre l'homme et la femme une relation d'antagonisme et de concurrence, un partenariat matériel où le gain de l'un est acquis par la perte de l'autre. Elle doit amener les gens à comprendre que cette relation est une relation d'entraide et de complémentarité.

    Article (31) Propager la prise de conscience vis-à-vis de la valeur de la relation maritale et ses règles de bienséance

    Vulgariser la prise de conscience vis-à-vis de la valeur du mariage en Islam, qui est bâti sur l'affection, la compassion, la tranquillité, la participation dans les charges et la consultation dans les affaires de la vie de couple, protège la famille contre les causes de la divergence et de la discorde.

    Troisième partie : Les moyens de protection de la famille

    Premier thème : Le frein de la religion

    Article (32) Fondation de la famille sur les principes religieux

    La fondation de la famille commence par le choix de chaque conjoint de son, ou sa partenaire de vie, et ce selon les principes et les règles de la religion. Cela consolide la famille et assure sa pérennité.

    Article (33) L'intérêt qu'accorde la charia au contrat de mariage

    Etant donné l'importance de la famille dans l'édification de la société, la charia accorde un intérêt particulier au contrat de mariage. La charia entoure ce contrat de certaines normes et certaines conditions plus rigoureuses par rapport à d'autres contrats.

    Article (34) Susciter la haine du divorce et restreindre les causes de la séparation

    La charia aspire à restreindre les causes de la séparation et à rendre le divorce détestable. Par ailleurs, elle incite les conjoints à faire montre de constance et d'endurance dans la fondation de la famille. De même, la charia a prescrit plusieurs mécanismes et des moyens divers afin de dénouer la discorde entre époux ; ce qui garantit la retenue à l'égard de la séparation.

    Article (35) Importance de la progéniture dans le raffermissement du mariage

    La charia considère la progéniture comme l'un des plus importants objectifs du mariage. L'existence de la progéniture empêche les époux d'entreprendre la rupture du lien marital.

    Article (36) La censure de la conscience, ressentir la surveillance d'Allah

    Le frein religieux se distingue du frein social et autoritaire par l'influence qu'il exerce sur la conscience humaine, ce qui l'amène à ressentir qu'il est surveillé dans ses actes par Allah, et qu'au Jour Dernier il sera soit châtié soit rétribué. Cela le prémunit contre la rupture du lien marital ou l'oppression de la femme. L'efficacité de ce frein se manifeste là où les formalités pratiques ont échoué, et dans les situations inaccessibles.

    Deuxième thème : Le frein social

    Article (37) L'influence de la société sur la famille

    La famille est une partie de la société ; elle est automatiquement influencée par les normes et les valeurs morales en vigueur dans la société.

    Article (38) L'influence des us et coutumes sur les formalités du mariage

    Les relations familiales qui précèdent le mariage ou émanent de lui, les antécédents et les critères d'équivalence entre les conjoints ainsi que les causes de la réussite d'une vie de couple sont influencés par les us et coutumes en vigueur dans la société. Tout cela doit prendre forme conformément aux normes et valeurs sociales dans l'Islam.

    Article (39) Ingérence de la famille des époux dans le mariage

    La famille des époux s'ingère dans le projet de mariage conformément à ce qu'impose la tradition en vigueur dans la société. Il faut dans la mesure du possible limiter cette ingérence conformément aux normes religieuses. Par ailleurs, il est utile de vulgariser l'attachement aux valeurs et à la morale islamiques et ce dans le but d'améliorer la relation entre les époux d'une part et la famille d'un conjoint d'autre part.

    Article (40) Les voisins et leur influence

    Les relations sociales entre les familles voisines sont régies par les principes sociaux en vigueur. Les voisins jouent un rôle important dans la création des problèmes familiaux et leur solution. L'établissement des relations avec les voisins sur les principes et les valeurs islamiques favorise le maintien et la cohésion de la famille.

    Article (41) La solidarité sociale dans la famille

    La solidarité entre les membres de la famille joue un rôle essentiel dans la cohésion de la famille et sa stabilité.

    Article (42) L'importance des institutions locales

    Les institutions locales ont un rôle efficace à jouer dans les affaires familiales. Ce rôle se résume comme suit :

    1- Encourager et faciliter le mariage.

    2- Conscientisation au sujet des sentences légales relatives à la famille, et des études sociales et psychologiques afférentes.

    3- Assistance à la maternité, à l'enfance, aux personnes âgées et aux époux pendant la discorde, aux jeunes avec leurs problèmes avec les parents.

    4- Mise sur pied des conseils de réconciliation entre les membres de la famille.

    5- Le rôle de la garderie, des écoles, des médias et des mosquées qui constituent l'éducation « externe » et qui participent à la formation de la personnalité des membres de la famille. Il faut leur accorder un intérêt et leur permettre de bien jouer leur rôle en conformité avec les principes de l'Islam.

    Troisième thème : Le frein autoritaire

    Article (43) Critère de la réussite des législations

    La réussite des législations régulant les relations maritales est tributaire de sa réussite dans le dénouement des problèmes entre les conjoints, de l'instauration de la justice et de l'équilibre entre les droits de chaque conjoint et ses devoirs dans le cadre des sentences de la charia islamique.

    Article (44) Facilitation des moyens de la poursuite en justice et du dénouement des litiges

    L'Etat doit faciliter les voies de recours à la justice ainsi que le jugement des litiges entre les époux. De même, il doit garantir l'exécution des sentences immédiatement après leur promulgation et de manière décente et digne. Et ce dans le but de maintenir de bonnes relations entre les familles et de ne pas nuire aux enfants.

    Article (45) Responsabilité de l'Etat dans la réussite de la cohésion familiale

    Parmi les responsabilités de l'Etat, citons :

    1- La mise sur pied des systèmes d'assurance dans toutes ses formes

    2- La censure des médias et l'interdiction qu'ils présentent des mauvais modèles qui détourneraient les jeunes de l'idée du mariage, modèles qui incitent à la corruption et à la débauche et causent le démembrement et la destruction des familles.

    3- Les programmes scolaires dans toutes les étapes -chacun selon son niveau- doivent renfermer la culture scientifique indispensable à la préparation de chaque étudiant et chaque étudiante à la formation d'une famille et à sa réussite conformément aux normes de la charia.

    Chapitre 3: Entre les époux

    Première partie : Les préambules au mariage

    Article (46) Définition des fiançailles

    On entend par fiançailles le fait qu'un homme manifeste le désir de s'attacher à une femme et l'assentiment de la femme ainsi que son tuteur, et la fixation d'un délai pour conclure le contrat de mariage dans l'avenir.

    Article (47) Les effets des fiançailles

    Les fiançailles ne sont pas le mariage ni un semblant de mariage, mais plutôt une promesse de mariage. Partant, les fiançailles ne garantissent pas un droit ni ne rendent licite quelque chose d'illicite. Les fiancés n'ont droit qu'au regard, car par le regard chacun se fait une idée de l'autre. La femme demeure étrangère jusqu'à ce que le mariage soit conclu.

    Article (48) Interdiction de demander la main d'une femme déjà fiancée à un autre homme

    La charia ne permet pas qu'un homme demande la main d'une femme déjà fiancée à un autre homme. De même, ce dernier ne doit pas obliger la femme et sa famille à annuler les fiançailles avec l'autre pour qu'il demande sa main.

    Article (49) Interdiction de demander la main des femmes dont le mariage est absolument prohibé

    Il n'est pas permis de demander la main d'une femme dont le mariage est absolument prohibé, soit par le lien familial, le lien d'alliance ou le lien d'allaitement ; ou bien celle dont le mariage est momentanément prohibé sauf après la disparition du motif de la prohibition. Par ailleurs, il est interdit de demander la main d'une femme qui observe le délai de viduité d'un divorce révocable, explicitement ou par allusion, sauf après expiration de ce délai. De même, il est interdit de demander la main d'une femme pendant le délai de viduité d'un divorce irrévocable ou le délai de viduité du décès de l'époux, sauf si cela se fait par allusion et non explicitement. On ne demande pas la main d'un femme polythéiste sauf si elle se convertit à l'Islam.

    Article (50) Le renoncement aux fiançailles et ses effets

    La charia interdit à tout fiancé et à toute fiancée de renoncer aux fiançailles sauf pour un intérêt légal, tel qu'un manquement dans la religion de l'un, ou sa morale, ou une déviation dans son comportement, ou pour une chose psychologique qu'il n'est pas aisé de supporter. Dans ce cas, on se réfère aux sentences de la charia pour définir les droits et les obligations des deux parties lorsque l'une s'engage à renoncer.

    Deuxième partie : Le contrat de mariage

    Article (51) Les facteurs de réussite du mariage

    La charia a défini les critères du mariage réussi. Chaque conjoint doit les observer dans l'intérêt de la communauté et de la famille en général et des enfants en particulier. Parmi ces critères, citons la vraie piété, la bonne moralité, la bonne éducation. À cela s'ajoutent d'autres bonnes qualités. Parmi les facteurs de réussite du mariage, il y a l'équivalence en matière d'âge, de culture et de milieu social. En plus, les conjoints ne doivent pas être atteints de maladies qui provoquent la répugnance, de maladies contagieuses ou de maladies héréditaires graves.

    Article (52) Quand le mariage devient-il obligatoire ?

    Le mariage est soumis aux cinq sentences légales à savoir : L'obligation, la recommandation, la permission, le blâmable, l'interdiction. La charia considère le mariage comme obligatoire pour toute personne qui craint de céder à la tentation s'il est capable d'assurer ses charges matérielles.

    Article (53) Conditions de validité du mariage

    Le contrat de mariage exige la présence de deux témoins. C'est le tuteur de la femme qui se charge de conclure le contrat. La femme qui a déjà été mariée peut se charger de conclure son propre acte de mariage, s'il est avéré que son tuteur l'en empêche ou bien en cas d'absence du tuteur. Il est recommandé d'annoncer le mariage et ce, en organisant un festin dans le but de le célébrer et d'extérioriser la joie.

    Article (54) Le droit de poser des conditions pendant la signature du contrat de mariage

    Il est permis à la femme de poser des conditions pendant la signature du contrat de mariage, par rapport à toute chose licite qui peut garantir son bien-être et satisfaire son besoin sans être incompatible av

     
     

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